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Niagara District Council of Women – Forum : Protection des adultes vulnérables

Notre Forum public sur la protection des adultes vulnérables a eu un très bon taux de participation.

Près de 50 citoyens inquiets se sont joints au Niagara District Council of Women à la St. Catharines Centennial Library le soir du 14 février pour un forum public sur la protection des adultes vulnérables. Il était réconfortant de voir autant de personnes au forum le jour de la Saint-Valentin et beaucoup de gens ont sans doute été touchés par ce qu’ils ont entendu de nos conférenciers invités.

Ann Porter Bonilla, membre du conseil d’administration du Niagara District Council of Women, a souhaité la bienvenue à tous au forum et a présenté les conférenciers.

Nos conférenciers invités étaient Cindy Forster, députée provinciale de Welland, et Neal Schoen, parajuriste au sein de Justice Niagara.

Cindy Forster, députée provinciale de Welland

La députée provinciale Cindy Forster nous a parlé de son projet de loi 135, la Loi sur la protection des personnes vulnérables dans les logements supervisés. Il mettrait en place des règles de délivrance de permis pour les logements supervisés privés, ainsi que des mesures de protection accrues afin de prévenir les mauvais traitements infligés aux adultes et aux personnes âgées vulnérables à risque élevé qui vivent dans ce type de logement. Il exigerait que les fournisseurs de logements obtiennent un permis provincial afin de toucher les chèques du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées et d’autres types de paiements de soutien au nom des résidents.

Mme Forster a expliqué pourquoi ce projet de loi est si important. « Dans certains cas, l’absence de réglementation et de surveillance de ces services a exposé les locataires à des conditions de vie inférieures aux normes, ce qui a entraîné des dommages physiques et, tragiquement, même la mort. En 2014, malgré de nombreuses accusations et des avertissements de la part de responsables municipaux du service d’incendie, un homme de 72 ans est décédé en raison d’un incendie d’un logement supervisé à London, en Ontario. »

Neal Schoen de Justice Niagara

Neal Schoen, de Justice Niagara, a invité une ancienne cliente d’un logement supervisé à notre forum. En agissant en douceur, M. Schoen l’a fait parler de son expérience de vie personnelle dans deux foyers très différents – un bon et un mauvais. Son récit était déchirant lorsqu’elle a comparé les soins ainsi que la quantité et la qualité de la nourriture dans les deux foyers. Elle a terminé son discours en larmes en pensant à ceux qu’elle avait laissés derrière elle dans le mauvais foyer. M. Schoen nous a parlé d’un foyer où des bénévoles de deux églises apportent régulièrement aux résidents de la nourriture, du papier hygiénique et d’autres produits de première nécessité. Il a déclaré que 45 municipalités ontariennes ont adopté des motions demandant à la province de créer des normes provinciales à titre exécutoire.

Ces types d’hébergement offrent des logements à loyer modique et fournissent souvent des services de soins supplémentaires aux adultes dans le besoin ayant un faible revenu, des incapacités, des problèmes de santé physique et mentale et des dépendances, et qui ne sont pas nécessairement admissibles à des soins de longue durée. Les personnes âgées se retrouvent également dans ce genre d’hébergement lorsque d’autres options ne sont pas disponibles. Beaucoup de résidents devraient être dans des foyers de groupe, mais ils n’ont nulle part où aller.

Foire aux questions et discussion

« J’ai entendu des plaintes au sujet de certains logements supervisés de la part de travailleurs de soutien, de locataires et de familles, a déclaré Mme Forster. Trop d’adultes vulnérables pris en change par ces exploitants privés n’ont pas la capacité de se défendre eux-mêmes. Dans certains cas, l’exploitant les fait vivre dans des conditions horribles et leur fournit des soins de qualité inférieure aux normes. Nous devons simplement empêcher que cela n’arrive à qui que ce soit. » Elle a entendu de nombreux récits et rapports au sujet de mauvaises conditions de vie, de manque de nourriture, de punaises de lit et même de manque de papier hygiénique. On a également signalé que des employés de certains foyers effectuaient des quarts de travail de 14 heures et étaient payés en espèces en dessous du salaire minimum sans aucune déduction et, par conséquent, sans aucune cotisation à l’assurance-emploi ou au RPC.

Après une foire aux questions et de nombreuses discussions avec les participants, les conférenciers ont lancé un appel à l’action nous encourageant à communiquer avec nos représentants et nos politiciens aux niveaux provincial, régional et municipal au sujet de ces logements qui accueillent des gens qui ne sont pas en mesure de défendre leurs propres intérêts.

Susan Pruyn remercie nos conférenciers invités.

Susan Pruyn, membre du conseil d’administration du Niagara District Council of Women, a remercié Cindy et Neal pour leurs exposés très instructifs et de tous les efforts qu’ils ont déployés et qu’ils continuent de déployer.